Reportages 2008-2009
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Cette semaine, les caricaturistes et les rédacteurs souhaitent mettre en évidence différents enjeux liés à la libre expression en Asie centrale en participant à des concours de rédaction et de caricature lancés par les membres de l'IFEX et leurs partenaires dans la région, dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Les journalistes, les défenseurs de la libre expression et les propriétaires de médias du Kenya ont reçu de mauvaises nouvelles au début de 2009, après qu'ils eurent appris que le président Mwai Kibaki avait ratifié et promulgué une loi litigieuse sur les médias, qui impose de nouvelles restrictions à la presse. Mais grâce à une campagne massive et immédiate lancée par le groupe Media Institute, membre de l'IFEX, et par la Guilde des rédacteurs du Kenya (Kenya Editors Guild, KEG), le président Kibaki a donné instruction au Procureur général et au ministre de l'Information de revoir la loi et de faciliter son renvoi devant le parlement pour être débattue.
« Ce que vous ne savez pas peut vous nuire » voilà le slogan choisi par ARTICLE 19 et le Centre national de communication sociale (CENCOS), qui lancent conjointement une campagne permanente de protection des journalistes du Mexique à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Bob Dietz du CPJ était sur place à Hong Kong quand John Ray, un journaliste travaillant pour ITV en Angleterre, fut enlevé par la police chinoise alors qu'il couvrait une manifestation paisible à Beijing. Dietz a décrit dans le blog du CPJ le lendemain le « ton autoritaire » de la Chine, alors que les représentants du pouvoir dénonçaient l’arrestation de Ray en admettant que l’homme avait respecté les règles que lui imposait son travail de journaliste. Bien qu'optimiste, Dietz avouait que c’était selon lui « trop peu, trop tard » et il a donc continué à faire pression sur les représentants du gouvernement Chinois et des Jeux Olympiques afin qu'ils respectent la liberté des médias.
Depuis longtemps, le Sri Lanka est considéré comme l’un des pays les plus dangereux du monde pour les personnes pratiquant le métier de journaliste. Au début de 2008, la situation déjà tendue s’est envenimée, les médias étant de plus en plus souvent intimidés par le gouvernement lui-même.
Pendant que le Népal se dirigeait vers des élections de l’Assemblée constituante le 10 avril, les violations de la liberté de la presse se poursuivaient sans relâche dans l’ensemble du pays, malgré la promesse faite par le gouvernement plus tôt cette année de « prendre au sérieux » la question de la sécurité des travailleurs des médias.
Pour les journalistes somaliens, l’année 2007 fut particulièrement brutale : neuf journalistes tués, cinquante-trois professionnels des médias arrêtés et cinq médias fermés, rapporte l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ). Les atteintes à la liberté de la presse ont connu une hausse vertigineuse de quatre-vingt cinq pour cent par rapport à l’année précédente, pendant que l’instabilité politique et la guerre civile s’étendaient dans le pays.