Au moment où le président des Ãtats Unis, George W. Bush, est sur le point dâarriver en Chine en visite officielle, le groupe Human Rights Watch (HRW) le presse de ârejeter les tentatives de Pékin pour utiliser la lutte contre le terrorisme pour justifier les graves violations des droits de la personneâ. Dans un rapport publié récemment et où il évalue la fiche de la Chine au chapitre des droits de la personne, HRW affirme que les autorités chinoises resserrent les restrictions à la liberté dâexpression et à lâInternet. Dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, dit HRW, la Chine prétend que la répression exercée contre âlâexpression pacifique de points de vue soi-disant âséparatistesâ sâinscrit dans la guerre le terrorismeâ. Selon lâorganisation, Bush devrait presser la Chine dâautoriser les Nations Unies et des surveillants indépendants des droits de la personne à se rendre au Tibet et au Xinjiang sans aucune restriction.
HRW fait remarquer quâen novembre 2001, le gouvernement a annoncé une nouvelle politique, renforcée le mois dernier par le président Jiang Zemin, selon laquelle âla grande masse des journalistes doit souscrire étroitement au comité central et au président Jiang Zemin à sa têteâ. Aussi en janvier, le gouvernement a-t-il envoyé une nouvelle directive aux médias, pour les prévenir que âtout journal, toute station de télévision ou de radio serait fermé sâil décidait de son propre chef de publier des reportages sur des sujets délicats ou tabous tels que la politique intérieure, lâunité nationale ou la stabilité socialeâ.
Le rapport ajoute que les autorités ont instauré des règlements très rigoureux sur lâutilisation de lâInternet, de manière à répondre à lâaccroissement rapide du nombre des utilisateurs. En janvier 2001, est entré en vigueur un nouveau règlement qui fait un crime passible de la peine capitale dâenvoyer sur Internet des renseignements âsecretsâ ou âréactionnairesâ. Au moins seize personnes ont été arrêtées ou condamnées depuis pour avoir utilisé lâInternet pour transmettre des informations ou pour exprimer des opinions que les autorités nâont pas appréciées, dit HRW. [Voir le âCommuniquéâ #10-32 de l%26#8217;IFEX.] ">http://communique.ifex.org/articles_francais.cfm?system_id=3467">#10-32 de lâIFEX.]
Pour lire le rapport de HRW, voir à http://hrw.org.">http://hrw.org/backgrounder/asia/china_update.htm">http://hrw.org.
Par ailleurs, des centaines de personnes, dont le dirigeant des droits civiques Jesse Jackson et les journalistes Dan Rather et Walter Cronkite, de CBS, ont signé des pétitions pour exiger la libération immédiate du journaliste Jiang Weiping. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Jiang, lauréat du Prix international 2001 de la liberté de la presse, était visé par les autorités parce quâil avait dévoilé dâimportants scandales de corruption survenus dans le nord-est de la Chine et impliquant des responsables ayant de bons contacts.
Jiang a été condamné le 25 janvier à huit ans de prison pour avoir âincité au renversement du pouvoir dâÃtatâ et âtransmis illégalement des secrets dâÃtat à lâétrangerâ. Un jugement antérieur, le 5 septembre dernier, lâavait condamné à neuf ans de prison. [Voir les âCommuniquésâ #10-44 et #10-42 de lâIFEX.] Le CPJ affirme que Jiang est atteint de graves troubles gastriques et quâon lui a refusé des soins médicaux. Depuis son arrestation, en décembre 2000, sa famille nâa pas été autorisée à le voir. Pour plus de précisions, voir %26#224; www.cpj.org.
DE PÃKIN CONTRE LE TERRORISME; LE CPJ EXIGE LA LIBÃRATION D?UN JOURNALISTE
