« Nous vous prions, dit la pétition, d'intercéder rapidement pour obtenir sa remise en liberté, l'annulation de sa condamnation et le retrait de toutes les charges qui pèsent contre les membres de sa famille, en particulier sa femme, Liu Xia, qui vit en résidence surveillée à Beijing. »
Dans les semaines qui ont suivi l'annonce de l'attribution du prix, le 8 octobre, plus de 100 partisans de Liu, étudiants, juristes, journalistes et blogueurs ont été placés en résidence surveillée ou soumis à une surveillance policière accrue, ou encore ont disparu, selon ce que rapporte RSF.
La nouvelle de la récompense est presque inexistante dans les médias de Chine, et elle a été écartée des émissions internationales de la BBC et de CNN. À la place, Liu est présenté par l'agence officielle de Chine, Xinhua, comme un « traître » et un « criminel ».
Par ailleurs, au moins quatre membres de RSF et deux autres militants des droits de la personne ont été arrêtés le 5 novembre à Paris après avoir ouvert leur parapluie sur lequel étaient inscrits les mots « Libérez Liu Xiaobo » au moment où le Président de la Chine Hu Jintao passait dans un cortège de voitures lors de sa visite officielle de trois jours.
Liu, dont l'activisme remonte aux jours sombres du massacre de la place Tian'anmen de 1989, était le principal auteur d'un document appelé la « Charte 08 », dans laquelle on demandait des élections multipartites dans la Chine dirigée par le Parti communiste. La pétition lui a valu une condamnation à onze ans de prison.
