Parmi ces personnes se trouve Hengameh Shahidi, une journaliste pigiste et militante des droits des femmes, arrêtée en juin 2009 pour avoir participé à des manifestations de protestation pour contester le résultat de l'élection présidentielle, pour avoir accordé une entrevue aux médias, écrit des articles sur son blogue, et pour avoir recueilli des signatures en faveur de la Campagne pour l'Égalité, qui vise à changer les lois discriminatoires touchant les femmes en Iran.
Shahidi purge une peine de six ans de prison. Elle s'est plainte d'avoir été torturée en détention, notamment par des passages à tabac et des menaces d'exécution, et elle a été gardée en isolement dans une cellule d'un mètre sur deux.
Plus récemment, les autorités iraniennes n'ont pas permis le déroulement le 14 février d'une manifestation essentiellement non violente en appui aux manifestations qui avaient lieu en Égypte et en Tunisie. Au moins deux personnes ont été tuées, et des dizaines d'autres ou même plus ont été blessées et détenues. Certains députés du Parlement iranien ont demandé de traduire devant les tribunaux les deux dirigeants d'opposition les plus connus et de les condamner à mort pour avoir suscité des troubles.
