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Peines de prison ferme prononcées à l'encontre de journalistes et de leur source

(RSF/IFEX) - Le 2 janvier 2012 - Le 31 décembre 2011, la cour d'appel de Mascate a confirmé le verdict prononcé, le 21 septembre dernier, en première instance contre le journal Al-Zaman : le journaliste du quotidien, Youssef Al-Haj, et son rédacteur en chef Ibrahim Al-Mo'amari, ainsi que Haroun Saeed employé du ministère de la Justice, ont été condamnés à cinq mois de prison chacun. Le journal est suspendu pour un mois.

"On ne peut que réitérer notre déception de voir la confirmation des peines prononcées en première instance par la cour d'appel. Un tel jugement constitue une mise en garde claire à l'égard des professionnels de l'information du Sultanat qui osent enquêter sur des affaires de corruption au sein de l'appareil de l'Etat", a déclaré Reporters sans frontières qui exhorte les autorités à revenir sur une telle décision.

Cette condamnation fait suite à la plainte pour diffamation déposée par le ministre de la Justice, Mohamed Al-Hanaï, et le secrétaire d'Etat à la Justice, après la publication d'un article, le 14 mai 2011, dans lequel un fonctionnaire, Haroun Saeed, témoigne de la corruption grandissante au sein du ministère de la Justice et évoque des affaires de favoritisme dans les nominations.

Dans une lettre adressée au sultan Qabous, chef de l'Etat d'Oman, le 11 août 2011, Reporters sans frontières avait exprimé sa plus vive inquiétude à l'approche de ce procès. "Les poursuites sont disproportionnées par rapport à la gravité des faits. L'organisation appelle à leur retrait immédiat", avait écrit l'organisation.

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