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QUI PERMET D'EMPRISONNER LES JOURNALISTES QUI DISSIMULENT LEUR ENREGISTREMENTS

L'Association pour la défense du journalisme indépendant [Asociacion para la Defensa del Periodismo Independiente] (Periodistas) rapporte que la Commission sur les affaires criminelles du Sénat argentin a approuvé un rapport daté du 25 août qui propose le dépôt d'un projet de loi qui prévoit de lourdes peines, jusqu'à trois ans de prison, pour les journalistes et les médias qui dissimulent des caméras ou des magnétophones pour réaliser des reportages. Les pénalités s'étendraient à toute personne qui a déjà utilisé cette méthode ou qui a pratiqué l'écoute téléphonique et qui publierait des informations ainsi obtenues d'une tierce partie. Selon Periodistas, "la question n'a pas été soumise pour analyse à la Commission sénatoriale sur la liberté d'expression et on n'a pas tenu non plus la moindre consultation avec les organisations à l'œuvre dans le domaine, en dépit de la gravité des peines prévues dans le projet de loi".

Periodistas ajoute que "l'importance des peines prévues trahit la volonté de punir les enquêtes sur la corruption : la simple diffusion de l'information entraîne une peine deux fois plus sévère que le fait de l'obtenir, les peines d'emprisonnement sont quatre fois plus lourdes dans les cas où le délit est commis par des agents de sécurité ou des services de renseignement, ou par des employés de toute entreprise qui fournit des services postaux ou télégraphiques ou ‘d'autres types de communications'". La formulation ambiguë de la loi pourrait vouloir dire n'importe quel journal, revue ou station de télévision, puisque ce sont toutes des entreprises de communications.


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