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La Présidente Kirchner manoeuvre pour prendre le contrôle de deux journaux importants; un journaliste est assassiné

La Présidente de l'Argentine Cristina Fernández de Kirchner accuse deux journaux importants de collusion avec le régime militaire il y a plus de 30 ans, et tente à l'heure actuelle de contrôler la production et la vente du papier journal, selon ce que rapportent la Société interaméricaine de la presse (SIP) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). L'Argentine a une longue histoire de luttes pour la liberté de la presse. Mais le meurtre de journalistes est rare. Un journaliste bolivien qui vivait et travaillait dans un bidonville de Buenos Aires a été poignardé à mort le 4 septembre, d'après ce que rapportent le Foro de Periodismo Argentino (FOPEA) et Reporters sans frontières (RSF).

Le 24 août, la Présidente Kirchner a déclaré que la vente en 1976 d'un fabricant de papier journal aux journaux « Clarín » et « La Nación » était illégale parce que le propriétaire avait été contraint par la junte de conclure un marché. L'État tente de rédiger une législation afin de proclamer la fourniture de papier journal question d'intérêt public et de la soumettre à la réglementation gouvernementale. Le gouvernement a déposé devant les tribunaux un dossier de 400 pages, « Papel Prensa : La Vérité », aux fins d'une enquête complète. Papel Prensa fournit le papier journal à 170 quotidiens dans tout le pays.

Le rapport de Kirchner survient une semaine après que son gouvernement eut décidé d'annuler le permis du fournisseur de services Internet de « Clarín », Fibertel.

Les journalistes du « Clarín » et de « La Nación » croient que le gouvernement tente d'intimider et de faire taire les critiques. Cependant, des journalistes sympathiques au gouvernement ont dit que l'enquête sur Papel Prensa est nécessaire afin de déterminer le rôle des médias sous la dictature, et que, sous le régime militaire, « La Nación » et « Clarín » n'avaient pas couvert certains crimes commis contre des adversaires.

Une violation de la liberté de la presse d'un genre différent s'est produite ailleurs à Buenos Aires. Un journaliste et travailleur social bolivien, Adams Ledesma Valenzuela, a été assassiné cette semaine à l'extérieur de son domicile. Peu après qu'elle eut découvert son cadavre, sa femme a reçu des menaces d'inconnus, qui lui ont dit : « Ton mari est parti. Il va t'arriver la même chose si tu ne prends pas tes enfants et ne déguerpis pas. »

Ledesma Valenzuela était à la tête de « Mundo TV Villa », un service de télévision par câble qui s'adressait aux travailleurs immigrants boliviens, paraguayens et péruviens. Il était en outre correspondant du quotidien gratuit « Mundo Villa », qui se concentre sur les questions culturelles et sociales. Un collègue a déclaré que la création de ces médias avait contribué à l'amélioration des conditions des travailleurs immigrants des bidonvilles.

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