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Quatorze organisations dénoncent les conditions aberrantes dans lesquelles se prépare l'élection présidentielle en Egypte

Un membre des forces spéciales égyptiennes monte la garde devant l'Autorité nationale des élections, Cairo, le 28 janvier 2018
Un membre des forces spéciales égyptiennes monte la garde devant l'Autorité nationale des élections, Cairo, le 28 janvier 2018

MOHAMED EL-SHAHED/AFP/Getty Images

Cet article a été initialement publié sur rsf.org le 14 février 2018.

Le gouvernement égyptien bafoue les conditions minimales pour que des élections libres et équitables aient lieu les 26 et 28 mars 2018 lors du vote pour la présidence, dénoncent ce jour quatorze organisations internationales et régionales de défense des droits humains, parmi lesquelles Reporters sans frontières.

Le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sissi ne cesse d'étouffer les libertés fondamentales, parmi lesquelles la liberté de la presse.

La liberté d'expression et d'information sont constamment attaquées par les autorités, éliminant peu ou prou toute critique publique du gouvernement et plus encore du président. Depuis mai, ce sont 496 sites qui ont été bloqués, comme relevé par l'Association of Freedom of Thought and Expression, ce qui a touché de nombreux sites d'informations et d'organisations de défense des droits humains dont celui de RSF.

Le gouvernement contrôle étroitement les médias publics, et des compagnies liées directement ou indirectement aux services de renseignement ont pris le contrôle de nombreux médias, d'après RSF et d'autres études. Au moins 26 journalistes et citoyen-journalistes sont actuellement emprisonnés en Egypte pour leur travail. L'Egypte occupe la 161ème place sur 180 pays dans le Classement 2017 sur la liberté de la presse dans le monde établi par Reporters sans frontières.

La répression en amont de l'élection présidentielle égyptienne est une escalade substantielle dans un environnement politique qui nie le droit des individus à la participation politique et à la liberté d'expression, d'association, et de rassemblement pacifique. Les autorités ont également arrêté des candidats potentiels et effectué des rafles parmi leurs partisans.

Organisations signataires :
Cairo Institute for Human Rights Studies
CIVICUS “World Alliance for Citizen Participation”
CNCD-11.11.11
Commission internationale de juristes
EuroMed Droits
Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
Human Rights First
Human Rights Watch
International Service for Human Rights
Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
Project on Middle East Democracy
Reporters sans frontières (RSF)
Robert F. Kennedy Human Rights
Solidar


Pour lire un compte-rendu par Human Rights Watch des actions du gouvernement contre les candidats de l'opposition, ainsi que des précisions sur les conditions requises pour des élections libres et équitables et sur la réponse des Etats-Unis et de l'UE à la répression en Egypte, veuillez consulter la version courte du communiqué en pièce jointe en français, et la version complète de ce communiqué en anglais.

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