(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au chef de la magistrature, l’ayatollah Shahroudi, RSF a protesté contre l’arrestation de Narghues Mohammadi. « Les arrestations se poursuivent dans les milieux de la presse », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. « Le silence des réformateurs, et notamment du président Khatami, ne fait qu’encourager de tels actes », a-t-il […]
(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au chef de la magistrature, l’ayatollah Shahroudi, RSF a protesté contre l’arrestation de Narghues Mohammadi. « Les arrestations se poursuivent dans les milieux de la presse », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. « Le silence des réformateurs, et notamment du président Khatami, ne fait qu’encourager de tels actes », a-t-il ajouté.
Selon les informations recueillies par RSF, le 28 août 2001, Narghues Mohammadi, journaliste à « Peyam Ajar », hebdomadaire suspendu depuis avril 2000, a été arrêtée après sa comparution devant le Tribunal révolutionnaire à Téhéran en tant que « témoin ». Très active dans le mouvement en faveur de la libération des prisonniers politiques en Iran, Narghues Mohammadi est membre du comité de rédaction de « Peyam Ajar » et membre de l’Association des journalistes en Iran, unique syndicat, proche du président Khatami. Elle est l’épouse de Taghi Rahmani, journaliste à « Omid-é-Zangan », emprisonné depuis le 11 mars, après une rafle au domicile de Mohammad Bastehnaghar – une des figures de l’opposition progressiste – où étaient réunies une trentaine de personnes (consulter les alertes de l’IFEX du 12 avril et 15 mars 2001).
Avec vingt-trois professionnels des médias derrière les barreaux, dont certains dans un état de santé grave, l’Iran est la plus grande prison du monde pour les journalistes.