(RSF/IFEX) – La répression sur Internet ne cesse de s’intensifier. Dix huit cyberdissidents sont aujourd’hui emprisonnés pour « subversion » et des centaines de sites ainsi que plus de 8 000 cyber cafés ont été fermés ces derniers mois. Le dernier cas en date est la fermeture du bulletin en ligne Baiyun Huanghe (bbs.whnet.edu.cn) de l’université de […]
(RSF/IFEX) – La répression sur Internet ne cesse de s’intensifier. Dix huit cyberdissidents sont aujourd’hui emprisonnés pour « subversion » et des centaines de sites ainsi que plus de 8 000 cyber cafés ont été fermés ces derniers mois. Le dernier cas en date est la fermeture du bulletin en ligne Baiyun Huanghe (bbs.whnet.edu.cn) de l’université de Science et de Technologie de Huazong (centre du pays), ordonné par le Conseil d’État le 5 septembre 2001, suite à la diffusion par des étudiants d’articles sur le massacre de la Place Tiananmen. Baiyun Huanghe avait été créé il y a cinq ans et comptait 30 000 abonnés. Le bulletin en ligne s’intéressait de très près à la politique et particulièrement aux affaires de corruption. Jusqu’à l’année dernière, les étudiants pouvaient librement échanger sur le forum leurs opinions à propos de sujets tabous comme le Printemps de Pékin. L’accentuation du contrôle de l’information par le Parti a finalement eu raison de cet espace de dialogue jugé « subversif » par les autorités.
Pour suivre l’état de la répression de l’Internet en Chine, RSF a mis en ligne la chronique sur son site, www.rsf.org. Elle est actualisée à chaque nouvelle atteinte à la liberté. L’adoption, au cours de l’année 2000, de trois lois drastiques sur la circulation de l’information sur le web, a permis aux autorités de Pékin de lancer une vague de répression sans précédent. Une police spéciale a même été créée en charge de veiller sur le contenu de l’Internet en Chine.