Fondation pour les Médias en Afrique de l’Ouest
Articles par Fondation pour les Médias en Afrique de l’Ouest
Des personnes portent des masques de protection pendant la pandémie COVID-19, Nouakchott, Mauritanie, le 30 décembre 2020, Cheyakhe Ali/Anadolu Agency via Getty Images

Le journaliste a fait une publication sur sa page Facebook dans lequel les autorités de la région de Nouadhibou ont été prétendument mises en cause dans la gestion des fonds d’aide aux populations vulnérables aux effets de la COVID-19.

Le Service Central de Recherche et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la gendarmerie a arrêté le directeur de publication du journal, Carlos Komlanvi Kétohou, devant sa famille. Le journaliste a dit que les forces de l’ordre l’ont interrogé à propos d’un article et de ses sources.

« Jusqu’à ce que, rentrés à Ouagadougou, j’ai fait constater l’impact par un professionnel des armes qui a confirmé ce que nous redoutions : Il s’agissait bel et bien d’un impact de balle… Si la balle avait pu transpercer la vitre, elle se serait logée dans ma poitrine », a avancé le journaliste Ladji Bama.

La MFWA dénonce fermement l’agression contre Adja Ndiaye et appelle les autorités à enquêter sur l’incident et s’assurer que les auteurs en rendent compte.

Un certain nombre de manifestants ont été tués, l’internet a été perturbé et la chaîne de télévision publique attaquée, alors qu’une gigantesque manifestation antigouvernementale au Mali a tourné à la violence, avec de nombreuses violations de la liberté de la presse.

Les gouvernements africains utilisent la propagation du coronavirus pour adopter des politiques restreignant la liberté d’association et le droit des citoyens à se réunir.

Tout en étant louée pour son rôle clé dans l’éducation des gens sur COVID-19, la Fondation des médias pour l’Afrique de l’Ouest a souligné la nécessité de disposer d’informations exactes tout en demandant au gouvernement de rester transparent et responsable.

Ces violations découlent de la détermination ferme du président Alpha Condé de prolonger sa présidence au-delà de deux mandats de cinq ans approuvé par la constitution.