(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au chef de la magistrature, l’ayatollah Shahroudi, RSF a protesté contre la condamnation de Fatemeh Govaraï à six mois de prison et cinquante coups de fouet. « Cette sentence est moyenâgeuse. Nous vous demandons qu’elle soit rejetée en appel », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. Par ailleurs, RSF […]
(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au chef de la magistrature, l’ayatollah Shahroudi, RSF a protesté contre la condamnation de Fatemeh Govaraï à six mois de prison et cinquante coups de fouet. « Cette sentence est moyenâgeuse. Nous vous demandons qu’elle soit rejetée en appel », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. Par ailleurs, RSF a rappelé que l’Iran est la plus grande prison du monde pour les journalistes, avec dix-neuf professionnels des médias derrière les barreaux.
Selon les informations recueillies par RSF, Govaraï, de l’hebdomadaire suspendu « Omid-é-Zangan », a été condamnée le 12 octobre 2001 à six mois de prison et cinquante coups de fouet pour « publications mensongères et diffamation ». Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Vlayat », la journaliste avait dénoncée l’attaque des Bassidjis (miliciens islamistes) et des Pasdaran (gardiens de la révolution) lors d’un rassemblement légal de Yazdi, le chef du Mouvement de libération de l’Iran. L’avocat de Govaraï a fait appel.
Proche des mouvements d’opposition, la journaliste avait été arrêtée le 11 mars lors d’une rafle au domicile de Mohammad Bastehnaghar – une des figures de l’opposition progressiste – où étaient réunies une trentaine de personnes (consulter l’alerte de l’IFEX du 15 mars 2001). Govaraï avait été relâchée le lendemain. Le président des tribunaux révolutionnaires de Téhéran avait déclaré, le 12 mars, que les personnes arrêtées « cherchaient à fomenter un complot contre le régime islamique ». Les activités de ce parti sont interdites depuis mars.