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Guinée : RSF dénonce des menaces inacceptables contre un directeur de publication

Des agents de la gendarmerie se préparent de diffuser les manifestants, Conakry, le 2 mai 2013
Des agents de la gendarmerie se préparent de diffuser les manifestants, Conakry, le 2 mai 2013

CELLOU BINANI/AFP/Getty Images

Cet article a été initialement publié sur rsf.org le 6 février 2018.

Reporters sans frontières (RSF) condamne l'attaque menée contre la résidence d'Abdoul Latif Diallo, responsable d'un site d'information guinéen, et demande aux autorités d'ouvrir au plus vite une enquête pour identifier les auteurs.

Le domicile d'Abdoul Latif Diallo, directeur de publication du site en ligne Dépêche Guinée, situé dans la banlieue nord de la capitale Conakry, a été visé par une dizaine de coups de feu dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2018. Le journaliste, contacté par RSF, explique avoir compris qu'il était délibérément visé quand des balles ont traversé son salon. Quelques jours auparavant, il avait reçu des menaces de mort.

Abdoul Latif Diallo n'a pas pu identifier les auteurs de l'attaque, ni des menaces, mais il les estime liées aux sujets sensibles sur lequel il a récemment travaillé. Dans un de ses articles, le journaliste avait notamment révélé l'implication de hauts responsables de la gendarmerie nationale dans l'assassinat de la directrice nationale du trésor public en novembre 2012. L'un d'entre-eux, le général Ibrahima Baldé, avait cherché à le joindre pour «négocier » avec lui mais il s'y était refusé.

« Toute forme d'intimidation et de menace visant à empêcher un journaliste de faire son travail est totalement inadmissible, dénonce Reporters sans frontières. Les autorités guinéennes doivent lancer au plus vite une enquête pour faire la lumière sur cette attaque et les menaces de mort qui ont été proférées. Il en est de leur responsabilité de garantir la sécurité des journalistes qui doivent pouvoir mener des enquêtes en toute liberté sans subir aucune pression. »

Abdoul Latif Diallo a porté plainte contre X mais n'a reçu, à ce jour, aucune réaction de la part des autorités et du Haut Conseil de la Communication. Il affirme cependant « ne pas se décourager et continuer l'enquête malgré tout ».

La Guinée se situe à la 101e place sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2017.

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