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Un mois après le coup d'état, la censure s'enracine

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne la censure de certaines informations opérée par le gouvernement de facto depuis le coup d'état du 28 juin 2009. Les médias jugés hostiles sont systématiquement entravés. Ainsi, la station privée Radio Globo, l'un des derniers médias critiques envers le gouvernement de Roberto Micheletti, voit régulièrement ses programmes interrompus. Le 25 juillet, les militaires ont tenté de pénétrer dans les locaux avant de reculer face à la pression de manifestants.

"Le respect des libertés fondamentales, dont celle d'informer, a été clairement bafoué au cours du dernier mois. Les suspensions ou fermetures de médias audiovisuels, locaux ou internationaux, témoignent d'une claire volonté des putschistes de dissimuler les événements. Nous demandons à toutes les parties de respecter la liberté de la presse", a déclaré l'organisation.

Le samedi 25 juillet, Radio Globo a été prévenue par un officier de police judiciaire opposé au coup d'état d'une incursion imminente dans ses locaux.Selon Alejandro Villatoro, propriétaire de Radio Globo, le directeur de CONATEL avait menacé dès le 5 juillet d'une saisie du matériel, sans avancer cependant d'arguments juridiques clairs. Mais environ 400 personnes se sont mobilisées afin de défendre la radio menacée. Les forces de l'ordre ont finalement renoncé à intervenir.

Depuis le coup d'état, l'information sur les évènements en cours sur le territoire hondurien se raréfie. Quelques minutes après le coup d'état, une coupure de courant de cinq heures a mis sous silence toutes les chaînes de télévision et de radio du pays. Depuis, les médias jugés hostiles par le gouvernement de facto ont subi de nombreuses mesures discriminatoires. Deux journalistes disent avoir subi des pressions de la part de leur direction. L'un d'eux, Allan Adális Martínez de la station Radio Alegre, a été licencié le 15 juillet pour avoir utilisé le terme de "coup d'état" à la radio.

Les chaînes internationales Telesur, Cubavisión Internacional et CNN Español ont dû cesser d'émettre. Dans la nuit du 12 juillet, onze journalistes de Telesur et VTV ont été détenus par la police hondurienne et contraints de quitter le pays. On recense au moins huit médias dont les programmes ont été interrompus au cours du mois, certains pendant plusieurs jours, notamment lorsque des informations en faveur de Manuel Zelaya étaient diffusées. Lorsque les chaînes ont repris leurs programmations, le contenu lié au coup d'état reste très contrôlé. La répression militaire a épargné les médias favorables au gouvernement de facto.

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