RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Facebook adhère à un groupe de défense de la liberté sur Internet

Facebook est devenu le premier observateur officiel à l'Initiative de Réseau mondial (Global Network Initiative, GNI), une organisation non gouvernementale qui se consacre à la promotion de la liberté de l'Internet et des droits au respect de la vie privée, selon ce qu'a annoncé la GNI la semaine dernière.

La GNI - qui compte dans ses rangs Microsoft, Google et Yahoo! comme membres fondateurs - a été créée en 2008 en vue d'aider les compagnies de l'Internet d'envergure mondiale à répondre aux demandes des gouvernements concernant la liberté de parole et la vie privée. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Human Rights Watch et Index on Censorship, qui sont membres de l'IFEX, sont aussi membres de l'initiative.

La GNI collabore avec des évaluateurs indépendants afin de voir comment les compagnies relèvent les défis auxquels ils sont confrontés.

D'après « Politico », Facebook a résisté dans le passé aux pressions des législateurs pour que l'entreprise adhère à la GNI; mis à part les premiers membres, les firmes technologiques ont mis du temps à joindre les rangs de l'organisation.

« La résistance est attribuable, en partie, à la préoccupation suscitée par le fait que l'organisation se concentre trop sur l'évaluation des entreprises, ce que les grandes sociétés sont plus capables de faire que les petites entreprises. Les critiques sont d'avis que la GNI devrait surveiller davantage les pratiques des gouvernements à travers le monde qui contraignent l'Internet », dit « Politico ».

« D'autres font valoir qu'il incombe aux gouvernements de prendre position sur les droits de la personne, et non aux sociétés privées », ajoute le journal politique américain.

Le statut d'observateur de Facebook, d'une durée de 12 mois, signifie que l'entreprise participera aux séances de la GNI, mais n'a pas à prendre d'engagements envers les principes de la GNI, ni à se soumettre à une évaluation indépendante. Après 12 mois, la société devra décider de joindre les rangs de la GNI ou de la quitter.

« Si l'entreprise se retire à la fin des douze mois, il apparaîtra aux gens qu'elle se retire pour éviter de rendre des comptes », a indiqué à « Politico » Arvind Ganesan, du groupe Human Rights Watch, qui siège au conseil d'administration de la GNI.

Pour sa part, Meg Roggensack de Human Rights First, un autre groupe membre de la GNI, a déclaré qu'« en raison de sa taille et de son rayon d'action, Facebook est un leader [dans le domaine de la] vie privée. Il est important que cette société fasse partie du groupe et non pas qu'elle se situe à l'extérieur. Cela ne la place pas dans le groupe, mais cela constitue un pas important et cela souligne notre point de vue, à savoir que les entreprises ne peuvent agir seules. »

Le vice-président de Facebook responsable de la politique mondiale en matière de vie privée, Marne Levine, a déclaré que la compagnie souhaite travailler avec la GNI et ses membres « afin de promouvoir un Internet libre et ouvert ».

« Susciter une meilleure compréhension de la valeur de l'Internet ouvert et de son impact direct sur la création d'emplois, l'éducation et la bonne gouvernance, est d'une importance critique, et c'est justement là que le travail de la GNI peut s'avérer utile », dit Levine.

La nouvelle est sortie au moment où Facebook s'apprête à présenter son émission initiale d'actions, grâce à laquelle la compagnie prévoit obtenir 10 milliards de dollars (US). Pour assurer sa croissance, Facebook pourrait être intéressée à entrer en Chine, ce qui pourrait soulever certaines difficultés en ce qui concerne les droits de la personne, indique « Politico ».

Dernier Tweet :

Saudi activist Naima Al-Matrood sentenced to six years in prison https://t.co/rcUWxF1PEw cc: @khalidibrahim12… https://t.co/NIB1U0WKu9