RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Une campagne de haine sur vidéo discrédite les journalistes qui traitent des informations dévoilées par WikiLeaks

Après avoir rapporté des révélations de WikiLeaks - gênantes pour le gouvernement panaméen du Président Ricardo Martinelli - les journalistes locaux ont été la cible d'une campagne visant à salir leur réputation au moyen de séquences vidéos affichées de manière anonyme sur YouTube et dans des publicités télévisées, selon ce que rapportent la Société interaméricaine de la presse (SIP) et Reporters sans frontières (RSF).

Pour la seule raison que des journaux ont retransmis des informations déjà rendues publiques par WikiLeaks, des individus puissants ont entrepris d'appliquer une « vengeance crasse » contre les journalistes de la presse écrite, dit RSF.

Les journalistes du journal « La Prensa » ont subi le plus gros des attaques. Au cours du week-end, le Parti du changement démocratique, au pouvoir, a diffusé à la télévision un spot vidéo afin de ternir l'intégrité du reporter Santiago Cumbrera, de « La Prensa », après ses enquêtes sur les câbles divulgués par WikiLeaks qui ont mis à nu certains officiels du gouvernement.

Une autre bande vidéo posait des questions sur la vie professionnelle et personnelle de Lina Vega Abad, la chef de l'équipe de reporters d'enquête à « La Prensa ». Cela pourrait être perçu comme des représailles à des reportages sur les méfaits du gouvernement. Une vidéo affichée le 28 avril sur YouTube dénonçait Vega Abad comme une « manipulatrice de l'information », rapporte RSF.

En 2010, des séquences vidéos anonymes ont été utilisées pour tenter de discréditer Mónica Palm, à l’époque rédactrice chargée des affaires judiciaires à « La Prensa ». Une autre vidéo attaquant Palm circule de nouveau. Le mois dernier, Alvaro Alvarado, reporter et animateur de l’émission du matin « Telemetro » sur la chaîne Canal 13, s’est plaint de tentatives pour le discréditer. D’après RSF, les vidéos stigmatisent les journalistes en établissant un lien entre eux et le principal parti d’opposition, le Parti révolutionnaire démocratique. « Alors que les messages anonymes et diffamatoires ne doivent pas être considérés comme des faits, ils vont contribuer, s’ils ne font pas l’objet d’une enquête, à créer un climat d’intolérance et d’intimidation qui affaiblit l’aptitude du public à recevoir des informations », dit la SIP.

Dernier Tweet :

Censura de la red: incesante amenaza a la democracia https://t.co/DsCTWvdMaz @derechosdigital @ipysvenezuela @IPYS… https://t.co/nc8YLtlcLW