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Deux reporters abattus dans des incidents distincts

Deux journalistes philippins ont été tués dans des attentats séparés au cours de la dernière semaine - l'un tandis qu'il couvrait un coup de filet dans le monde de la drogue, l'autre après avoir terminé son émission du matin dans une station de radio locale.

Le 3 juin, Tiburcio « Jojo » Trajano Jr., reporter pour la publication « Remate », basée à Manille, accompagnait la police dans une descente effectuée en pleine nuit contre une cache du crime organisé à Taytay Town, aux abords de Manille, lorsqu'il a été touché dans un échange de tirs entre les criminels et la police, selon ce que rapportent le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Trajano a été abattu au moment où il tentait de venir en aide à un policier, qui a également perdu la vie, a déclaré la police de Rizal au « Philippine Star ». La police a appréhendé le lendemain six membres présumés du cartel de la drogue, mais le chef présumé du groupe et plusieurs autres suspects importants courent toujours.

L'éditeur de « Remate », Rey Briones, a déclaré au CMFR que Trajano s'était arrangé pour accompagner la police dans l'espoir de tirer des photos exclusives de la descente. « C'était sont style. Il ne courait pas après les communiqués », a dit Briones.

Ce qui a lancé d'autres ondes de choc à travers toute la communauté de la presse philippine, c'est l'assassinat, en plein jour, du commentateur de la radio Crispin Perez, rapportent le CPJ et RSF.

Le matin du 9 juin, Perez, qui était aussi avocat, a d'abord été poignardé, puis abattu par un homme qui se serait fait passer pour un client, indique RSF. Perez, 66 ans, venait tout juste de finir la transmission de son émission matinale à la radio locale DWDO FM à San Jose, province du Mindoro Occidental. (Le CPJ fait remarquer qu'il y a des versions différentes du meurtre; certaines dépêches affirment que Jose a été abattu chez lui, d'autres disent qu'il a été tué à l'extérieur de son bureau.)

On ne sait toujours pas clairement si l'homicide est survenu en réaction au journalisme de Perez, mais la gouverneure du Mindoro Occidental, Josephine Sato, pense que le meurtre était « motivé politiquement ». Sato a noté que Perez s'est fait des ennemis en critiquant un contrat signé entre une coopérative locale et une puissante entreprise privée, rapporte RSF.

D'après le CPJ, qui mène sa propre recherche sur le meurtre de Perez, Trajano et Perez sont les troisième et quatrième journalistes tués dans le pays en 2009.

Les journalistes sont fréquemment la cible d'attentats aux Philippines, dit le CPJ, qui classe le pays au sixième rang de son Index de l'Impunité parce que l'État néglige de résoudre les affaires de reporters assassinés.

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