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Un autre journaliste est abattu

La police des Philippines doit intensifier ses enquêtes sur les homicides de journalistes après le meurtre la semaine dernière d'un commentateur de la radio, quatrième journaliste philippin à être assassiné en juin, disent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et Reporters sans frontières (RSF).

Un individu masqué a abattu Jonathan Petalvero le 27 juin dans un restaurant de Bayugan, une petite ville située dans l'île de Mindanao, dans le sud de l'archipel, selon ce qu'indique le Syndicat national des journalistes des Philippines (National Union of Journalists of the Philippines, NUJP), un groupe affilié à la FIJ. Le décès de Petalvero, qui animait une émission de radio à la station DXFM, a été constaté à son arrivée à l'hôpital local.

« Bien qu'on n'ait pas encore établi de lien direct entre le meurtre de Petalvero et son travail de journaliste, il ne fait aucun doute que ce type d'agression est conforme à l'horrible modèle d'animosité à l'égard des communicateurs de la radio aux Philippines », a déclaré la FIJ.

La police nationale des Philippines a mis sur pied un groupe de travail (Task Force USIG) pour enquêter sur les homicides dans le monde des médias aux Philippines, qui se produisent fréquemment et dans l'impunité presque totale, dit le CPJ.

« Tant que ces crimes n'auront pas fait l'objet d'une enquête couronnée de succès, la poussée de violence de juin contre la presse minera la confiance des journalistes philippins », dit le CPJ. « Il est essentiel que le Groupe de travail USIG réponde dès maintenant, qu'il identifie les assaillants et protège les témoins qui pourraient aider à intenter des poursuites fructueuses. »

Les commentaires de Petalvero étaient diffusés comme une émission de « bloc de temps ». Il s'agit d'une pratique courante aux Philippines, où les commentateurs achètent du temps d'antenne aux stations locales, puis trouvent leur propre publicité. Un certain nombre de communicateurs adeptes du bloc de temps ont été assassinés ces dernières années.

Dans ce cas-ci, les commentaires de Petalvero étaient diffusés sur une station appartenant à un politicien local, indique le NUJP. Petalvero était connu pour ses commentaires percutants sur la corruption dans la communauté. Il envisageait en outre de se porter candidat en 2010 à un siège au conseil local.

Les Philippines arrivent au sixième rang dans le monde pour les pays qui négligent de poursuivre les affaires de journalistes assassinés à cause de leur travail, selon l'Indice de l'Impunité du CPJ. La Campagne mondiale du CPJ contre l'impunité cherche à obtenir justice dans les affaires de meurtres de journalistes, en collaboration avec des partenaires locaux comme le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility), qui est membre de l'IFEX.

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