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Le gouvernement doit adopter une loi sur la liberté d'accès à l'information, mettre fin à l'impunité, disent les membres de l'IFEX

Pendant les neuf ans de la présidence de Gloria Macapagal Arroyo, 74 journalistes ont été tués, dit le CMFR
Pendant les neuf ans de la présidence de Gloria Macapagal Arroyo, 74 journalistes ont été tués, dit le CMFR

CMFR

Avant que ne se retire la Présidente des Philippines, dans quelques semaines à peine, l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (Southeast Asian Press Alliance, SEAPA), de même que 30 autres groupes membres de l'IFEX, exige un dernier geste « crucial » : la promulgation de la Loi sur la liberté d'accès à l'information. Par ailleurs, six mois après le massacre de Maguindanao, le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR) de Manille en appelle au Président-élu pour qu'il s'attaque à la question, qui ne date pas d'hier, de l'impunité.

Depuis des années, la SEAPA et d'autres organisations de la société civile font pression en faveur d'une loi d'accès à l'information, qui donnerait aux Philippins l'accès aux dossiers et documents publics. À l'approche des dernières élections, le Congrès est passé bien près d'adopter le projet de loi - la Chambre des Représentants devait le ratifier une dernière fois avant de l'envoyer à la Présidente. Mais la Chambre a ajourné ses travaux pour se préparer en vue des élections.

« Nous considérons l'adoption d'une loi qui donne effet au droit à l'information comme fondamentale pour le respect de tous les droits de la personne, ainsi que pour la démocratie », peut-on lire dans une lettre adressée par les membres de l'IFEX à la Présidente sortante Gloria Macapagal-Arroyo, au Sénat et à la Chambre. Les membres demandent instamment la reprise des discussions sur le projet de loi dès le 31 mai, quand le Congrès reprendra ses travaux.

Si le projet de loi devait être adopté, cela « ne bénéficierait pas seulement aux Philippins mais cela donnerait l'orientation et un élan à toute la région du sud-est asiatique », dit la SEAPA, où seules la Thaïlande et l'Indonésie ont droit à des lois d'accès à l'information.

La demande survient au moment où les Philippines soulignent que six mois se sont passés depuis Maguindanao, où 58 personnes ont été tuées, dont 32 journalistes et travailleurs des médias, dans un massacre brutal relié aux élections.

En dépit de l'attention soutenue accordée au massacre, les principaux suspects n'ont pas encore été reconnus coupables, tandis que d'autres suspects courent toujours.

Le CMFR demande au nouveau gouvernement, dirigé par le Président-élu Benigno Aquino, de s'engager à « adopter les mesures nécessaires pour détourner la politique du gouvernement et mettre fin à la négligence et à l'indifférence extrêmement pénibles qui ont permis à tant d'assassinats de journalistes de rester impunis ».

Arroyo a constamment omis de résoudre convenablement les homicides de journalistes et de travailleurs des médias, tandis que le nombre des victimes - 74 - s'est accru de manière spectaculaire pendant les neuf années passées sous sa gouverne, dit le CMFR.

« Une déclaration présidentielle sera entendue par les défenseurs de la liberté de la presse et des médias du monde entier comme le signal que, sous une nouvelle direction, la culture de l'impunité aux Philippines pourrait prendre fin », dit le CMFR.

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