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Des journalistes qui couvraient la manifestation « Occupons Wall Street » sont détenus, tabassés et aspergés de poivre de Cayenne

Le service de police de New York (NYPD) ayant le droit de décider qui a la qualité de journaliste, au moins trois reporters ont été arrêtés et deux autres agressés tandis qu’ils couvraient les manifestations
Le service de police de New York (NYPD) ayant le droit de décider qui a la qualité de journaliste, au moins trois reporters ont été arrêtés et deux autres agressés tandis qu’ils couvraient les manifestations

Le service de police de New York (NYPD) ayant le droit de décider qui a et qui n'a pas la qualité de journaliste, au moins trois reporters ont été arrêtés et deux autres agressés tandis qu'ils couvraient les manifestations appelées « Occupons Wall Street », indique Reporters sans frontières (RSF).

Depuis le début des protestations, à la fin septembre, parmi les reporters arrêtés parce qu'ils n'avaient pas de carte de presse, on compte John Farley, journaliste au magazine « MetroFocus », Natasha Lennard, collaboratrice pigiste au blogue du « New York Times », et Kristen Gwynne, pigiste au site web de nouvelles « Alternet ».

Les reporters qui souhaitent couvrir les manifestations doivent répondre à certaines exigences pour recevoir une accréditation de presse du NYPD, celle notamment d'avoir publié ou transmis des nouvelles de dernière heure au moins six fois au cours de la dernière année, dit RSF.

Ces exigences éliminent les nouveaux journalistes, les reporters qui ne couvrent pas habituellement les nouvelles de dernière heure et les artisans des médias en ligne qui peuvent n'être pas considérés comme des médias officiels, selon ce qu'indique le Centre Knight pour le journalisme dans les Amériques (Knight Center for Journalism in Americas).

Par-dessus tout, cependant, RSF objecte pour commencer que le service de police est l'organisme qui délivre les cartes de presse. « Depuis quand un service de police a-t-il ce qu'il faut pour déterminer qui est journaliste et qui ne l'est pas ? » demande l'organisation. « Ce filtrage pratiqué par le NYPD viole les garanties constitutionnelles les plus élémentaires. »

Par ailleurs, d'autres journalistes ont été agressés tandis qu'ils tentaient de couvrir les manifestations de milliers de personnes. Le caméraman Roy Isen, de « Fox 5 », a été aspergé de poivre de Cayenne dans les yeux, tandis que son collègue, le reporter Dick Brennan, était frappé à coups de bâton par un policier, dit RSF. La police a déclaré que les agressions étaient survenues par « inadvertance », selon le Centre Knight pour le journalisme dans les Amériques (Knight Center for Journalism in Americas).

La présence des médias est d'autant plus importante, étant donné les dépêches selon lesquelles des centaines de manifestants étaient arrêtés aux États-Unis et que circulent des vidéos montant des policiers en train de tabasser et d'arroser de poivre de Cayenne des manifestants non violents. Parmi les centaines de manifestants arrêtés, beaucoup auraient été visés parce qu'ils filmaient ou photographiaient ce qui se passait, dit Farley, un des journalistes détenus. Le NYPD nie cependant que ceux qui avaient un appareil étaient ciblés.

Entre autres nouvelles troublantes, des courriels contenant les mots « Occupons Wall Street » ont été bloqués par le service de courriels de Yahoo, selon ce que rapporte RSF, qui cite le blogue de nouvelles « ThinkProgress ». D'après « Fast Company », Yahoo aurait admis que des courriels reliés à la manifestation « Occupons Wall Street » ne sont pas passés mais a affirmé que le problème « n'était pas intentionnel » et que la difficulté serait résolue.

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