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Un journaliste décédé et des médias malmenés en pleine crise politique majeure

(RSF/IFEX) - RSF condamne les attaques contre la presse survenues au cours de la crise politique qui secoue le pays et qui s'est soldée par le renversement du président Lucio Gutiérrez, le 20 avril 2005. L'organisation déplore le décès, le 19 avril, du photographe chilien Julio Augusto García, durant une manifestation à Quito. Elle proteste également contre les tentatives de sabotage et d'attentat qui ont visé la radio La Luna.

"Rien ne garantit que la destitution du président Lucio Gutiérrez et son remplacement par le vice-président Alfredo Palacio mettront fin à cette situation d'état de siège et d'anarchie, qui expose aux représailles et aux intimidations aussi bien les médias progouvernementaux que d'opposition. Nous exhortons le nouveau gouvernement équatorien à diligenter rapidement une enquête approfondie sur les circonstances de la mort de Julio Augusto García. Nous l'appelons également à respecter le pluralisme des médias et à assurer, si nécessaire, une protection policière adéquate pour les plus menacés", a déclaré RSF.

Le 19 avril, le photographe chilien indépendant García est décédé alors qu'il couvrait une manifestation devant le Congrès national demandant la démission du président Gutiérrez. Selon les premiers éléments de l'enquête et les informations recueillies par RSF, le journaliste a été victime d'une crise cardiaque due aux gaz lacrymogènes utilisés par les policiers pour disperser la foule. Il est décédé à l'hôpital Eugenio Espejo où il avait été transporté.

Le 20 avril, à Quito, vers 1h00 (heure locale), des inconnus armés ont tiré à quatre reprises sur les locaux de la station de radio La Luna, très virulente à l'égard du président destitué. Dans l'après-midi, la station avait reçu des avertissements par téléphone : "Cette nuit, La Luna va voler en morceaux". Le 17, la radio avait été victime d'une interruption de programme de 45 minutes, provoquée par une rupture de son réseau émetteur. Aussitôt réparés, les câbles sectionnés avaient été à nouveau sabotés le lendemain, causant une interruption de six heures.

Le 20 avril, une équipe de la chaîne de télévision Ecuavisa a été bousculée par des opposants au président sortant, alors qu'elle prenait des images d'un bus transportant des partisans de ce dernier. Enfin, Daniela Kraemer, correspondante du quotidien espagnol "El País", a été malmenée le même jour par des manifestants hostiles au nouveau chef de l'Etat Palacio.

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