"Nous demandons une enquête transparente pour déterminer pourquoi le journaliste avait été placé sur la liste nationale des criminels recherchés", RSF a déclaré.
(RSF/IFEX) – Reporters sans frontières se réjouit de la décision du gouvernement provincial de Zhejiang d’avoir donné ordre à la police de Suichang d’annuler son mandat d’arrêt à l’encontre du journaliste de « The Economic Observer », Qiu Ziming. Par la même occasion, l’organisation rappelle la condamnation lourde et incompréhensible du journaliste en ligne Gheyret Niyaz, et demande aux autorités d’annuler en appel le verdict prononcé par le tribunal de Xinjiang, le 23 juillet 2010.
« Reporters sans frontières accueille favorablement les excuses présentées par la police de Suichang auprès du reporter Qiu Ziming. Nous demandons une enquête transparente pour déterminer pourquoi le journaliste avait été placé sur la liste nationale des criminels recherchés. Par ailleurs, l’organisation demande la libération immédiate du blogueur Gheyret Niyaz, inculpé pour avoir collaboré à un site Internet incitant à la violence et d’avoir transmis des informations sur les émeutes, qui se sont déroulées dans le Xinjiang, en juillet 2009, à des journalistes étrangers », a déclaré Reporters sans frontières.
Le 29 juillet, le gouvernement de Zhejiang est revenu sur son mandat d’arrêt à l’encontre de Qiu Ziming, reporter de l’hebdomadaire « The Economic Observer », l’un des magazines économiques les plus respectés en Chine. Accusé de diffamation pour avoir dénoncé les mauvaises pratiques d’un important producteur de batteries chinois, le journaliste, âgé de vingt-huit ans, était en fuite depuis quelques jours. Il a toujours affirmé son innocence : « ce que j’ai publié est la vérité », dit-il.