(RSF/IFEX) – Deux journalistes irakiens, Dina Mohammed Hassan et Karam Hussein, ont été tués par balles à la sortie de leur domicile respectivement à Bagdad et à Mossoul (nord du pays), dans la journée du 14 octobre 2004. « Nous sommes extrêmement troublés par les circonstances de ces crimes qui ressemblent à des assassinats ciblés », a […]
(RSF/IFEX) – Deux journalistes irakiens, Dina Mohammed Hassan et Karam Hussein, ont été tués par balles à la sortie de leur domicile respectivement à Bagdad et à Mossoul (nord du pays), dans la journée du 14 octobre 2004.
« Nous sommes extrêmement troublés par les circonstances de ces crimes qui ressemblent à des assassinats ciblés », a déclaré RSF. « Plusieurs journalistes irakiens ont été tués depuis le début de l’année, certains vraisemblablement parce qu’ils collaboraient avec des médias étrangers, d’autres uniquement parce qu’ils étaient journalistes et que des groupes armés ne respectant pas la liberté d’expression cherchent à intimider l’ensemble de la profession ».
RSF demande au gouvernement intérimaire irakien qu’une enquête rapide et sérieuse soit menée pour tenter d’identifier les auteurs de ces assassinats et de prévenir de futurs drames.
L’organisation rappelle une nouvelle fois que les « journalistes sont des observateurs neutres dont le travail doit être impérativement protégé et respecté afin de garantir une information la plus libre et la plus exhaustive possible ».
La journaliste Hassan a été abattue, le 14 octobre, alors qu’elle sortait de chez elle, dans le quartier Al-Adhamiya de Bagdad, pour se rendre à son bureau. Elle travaillait pour la télévision kurde Al-Hurriya de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani (consulter l’alerte antécédente de l’IFEX du 15 octobre 2004).
Le photographe Hussein, 22 ans, a également été tué devant son domicile, le 14 octobre à Mossoul. D’après Cengiz Seren, rédacteur en chef de l’agence European Pressphoto Agency (EPA) contacté à Frankfort (Allemagne), quatre hommes armés l’attendaient devant chez lui et l’ont abattu de sang froid avant de prendre la fuite. Hussein travaillait depuis trois mois pour EPA et avait précédemment collaboré avec l’agence de presse américaine Associated Press (AP).
L’Irak reste l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les journalistes. À ce jour, au moins 29 journalistes et 15 collaborateurs des médias ont été tués en Irak depuis le déclenchement de la guerre en mars 2003.