(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au président de la République, Lansana Conté, RSF a protesté contre l’arrestation du directeur de publication de l’hebdomadaire « L’Aurore ». « Les procédures légales sont allègrement bafouées dans cette affaire », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. « La loi guinéenne accorde vingt jours à un journaliste accusé d’avoir commis un […]
(RSF/IFEX) – Dans une lettre adressée au président de la République, Lansana Conté, RSF a protesté contre l’arrestation du directeur de publication de l’hebdomadaire « L’Aurore ». « Les procédures légales sont allègrement bafouées dans cette affaire », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation. « La loi guinéenne accorde vingt jours à un journaliste accusé d’avoir commis un délit de presse avant d’être entendu, et lui accorde la possibilité de ne pas révéler ses sources », a-t-il précisé. RSF a demandé la libération immédiate du journaliste.
Le 29 janvier 2002, selon les informations recueillies par RSF, Alcoumba Diallo, fondateur et directeur de publication de l’hebdomadaire « L’Aurore », a été arrêté par les forces de l’ordre et conduit au troisième poste mobile de la gendarmerie de Kaloum (PM3). Il a été interrogé sur ses sources par le commandant Soumah, aide de camp du président Conté, à propos d’un article publié dans l’édition du 11 au 15 janvier, affirmant que certains navires de la Marine nationale appartiennent à la famille du Président.
RSF a rappelé qu’au cours de l’année 2001, trois journalistes ont été arrêtés en Guinée. Deux ont écopé de peines de prison de plusieurs mois pour avoir critiqué des hauts fonctionnaires de l’État.