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Plusieurs journalistes relâchés après 24 heures de détention; des enregistrements confisqués

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières dénonce l'interpellation, le 29 novembre 2007, de plusieurs dizaines de journalistes pour les empêcher de couvrir la mutinerie avortée dans un hôtel de Manille d'une trentaine de militaires qui demandaient la démission de la présidente Gloria Arroyo. Ils ont été libérés dans la nuit et aucune charge n'a été retenue contre eux. Les journalistes ont été interrogés pour "obstruction à la justice". Selon la police, il fallait vérifier qu'aucun rebelle ne s'était échappé en se fondant dans leurs rangs.

Les journalistes ont été conduits, les mains liées, à la National Capital Region Police Office, à Bicutan, au sud-est de Manille. Selon la police, 17 journalistes dont quatre travaillant pour des agences de presse étrangères ont été interpellés.

Le ministre de l'Intérieur, Ronaldo Purno, a affirmé que "les journalistes ont été bien traités, mais ils n'ont pas obtempéré quand la police leur a demandé de quitter les lieux [de la mutinerie]". Les journalistes ont été emmenés pour être interrogés afin de "déterminer s'ils ont volontairement ou non fait obstruction à la justice", a-t-il ajouté.

Un correspondant de la chaîne de télévision philippine ABS-CBN a déclaré à l"Agence France-Presse que sept membres de son équipe ont été interpellés et leurs films confisqués. Selon l'Association de la presse étrangère, au moins sept de ses membres ont été placés en garde à vue. Pinky Webb et Ces Drilon, deux présentateurs de télévision très populaires aux Philippines, ont également été interpellés.

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