Les membres de l’IFEX condamnent le retour discret de la Chine à la pratique du blocage de l’accès aux sites web qui n’étaient pas bloqués pendant les Jeux olympiques de Pékin. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a déclaré le 16 décembre que le gouvernement avait le droit de censurer les sites […]
Les membres de l’IFEX condamnent le retour discret de la Chine à la pratique du blocage de l’accès aux sites web qui n’étaient pas bloqués pendant les Jeux olympiques de Pékin.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, a déclaré le 16 décembre que le gouvernement avait le droit de censurer les sites web qui violent les lois chinoises. Le porte-parole a ajouté que certains sites web, qu’il s’est refusé à identifier, avaient violé la loi contre la sécession en suggérant qu’il y avait deux Chines – allusion à l’île autonome de Taïwan.
La BBC rapportait cette semaine que son site de nouvelles en langue chinoise et un certain nombre de sites web étrangers, dont « La Voix de l’Amérique » et les publications « Asiaweek » et « Ming Pao », de Hong Kong, sont bloqués depuis le début décembre. Selon Reporters sans frontières (RSF), les versions de Hong Kong et de Taïwan du site web de partage de vidéo « YouTube » sont également inaccessibles.
Lors des Olympiques d’août dernier, Pékin avait ouvert l’accès à des sites habituellement interdits afin de tenir sa promesse d’étendre la liberté des médias. RSF et Freedom House, ainsi que le Comité mondial pour la liberté de la presse (WPFC) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), groupes membres de l’IFEX, dénoncent les autorités chinoises qui semblent vouloir revenir au régime des restrictions pour les médias.
« Il est clair que la Chine n’a pas l’intention de combler les espoirs qu’elle avait soulevés lorsqu’on lui a confié l’organisation des Jeux Olympiques de 2008, à savoir que l’univers médiatique chinois entrerait dans une phase d’expansion », a déclaré le CPJ.
RSF rapporte également que, depuis novembre, la Chine accroît la surveillance des usagers des cafés Internet. Les cafés Internet de Chine sont tenus de remplacer dans leurs ordinateurs tous les systèmes d’exploitation non autorisés par le système d’exploitation chinois Drapeau Rouge Linux, ce qui, selon les critiques, permettra aux autorités d’accroître la surveillance des usagers. Les clients des cafés Internet de Pékin doivent en outre se faire prendre en photo avant d’utiliser un ordinateur.
Consulter les sites suivants :
– CPJ : http://tinyurl.com/5fsxjs
– Freedom House : http://tinyurl.com/63cm3h
– RSF : http://ifex.org/en/content/view/full/99373/
– WPFC : http://tinyurl.com/5u9zcl
– BBC : http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7785248.stm
(17 décembre 2008)