Du 11 au 17 septembre, des journalistes de la presse libre protestent contre la hausse récente des coûts dâimpression en boycottant la publication de journaux et de magazines, signale lâAssociation des journalistes de la presse libre dâÃthiopie (EFJA). La grève déclenchée à lâinstigation de lâEFJA bénéficie à lâéchelon local de lâappui des distributeurs et des […]
Du 11 au 17 septembre, des journalistes de la presse libre protestent contre la hausse récente des coûts dâimpression en boycottant la publication de journaux et de magazines, signale lâAssociation des journalistes de la presse libre dâÃthiopie (EFJA). La grève déclenchée à lâinstigation de lâEFJA bénéficie à lâéchelon local de lâappui des distributeurs et des fournisseurs et, à lâéchelon international, de groupes comme lâInstitut international de la presse (IIP) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Le 16 août dernier, les deux imprimeries appartenant au gouvernement ont augmenté de plus du tiers les prix dâimpression. Cette augmentation résultait de lâimposition dâune taxe sur le papier; elle a touché les presses du gouvernement et trente-six publications indépendantes, et âpourrait forcer la fermeture de la presse privée en Ãthiopieâ, souligne la FIJ. Selon lâEFJA, trois journaux privés ont déjà cessé de paraître en raison directe de la hausse des prix. âLâimportante taxe imposée sur le papier revient à restreindre le flux de lâinformation et la diffusion de la connaissanceâ et met en danger le processus même de la démocratisation, affirme lâEFJA.
Depuis lâinstauration de la presse libre en Ãthiopie en 1991, lâIIP constate que le coût dâimpression dâune publication de huit pages sâest accru de plus de 100 pour 100. Lâorganisme estime que, pendant cette période, environ 75 pour 100 des publications indépendantes âont été forcées de cesser leurs activités en raison des pressions économiquesâ. Lâannée 1999 a été âla sixième année consécutive où lâÃthiopie a emprisonné plus de journalistes que tout autre pays dâAfriqueâ, rappelle lâIIP. Il est possible dâapporter son soutien à la campagne de lâEFJA au moyen de lettres de protestation ou en offrant un appui financier aux médias indépendants dâÃthiopie, par lâentremise du site web de lâIIP : http://www.freemedia.at/ethiopiaappeal.htm. »>http://www.freemedia.at/ethiopiaappeal.htm »>http://www.freemedia.at/ethiopiaappeal.htm.
Le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques dâÃthiopie (SOCEPP) constate que cette dernière tentative en vue de museler la presse indépendante survient au moment où lâÃthiopie continue à violer de manière flagrante un grand nombre des libertés fondamentales de ses citoyens. Ces violations comprennent le recours de plus en plus fréquent à la violence et aux services de sécurité, à la détention illégale et aux homicides extrajudiciaires. âLe gouvernement continue à piétiner ses propres lois et à violer les droits fondamentaux de sa population, tandis quâil multiplie ses efforts pour étouffer toute forme de dissidenceâ, déclare le SOCEPP. Pour plus de renseignements sur le rapport du SOCEPP, consulter son site web à http://www.socepp.de. [Mise à jour du âCommuniquéâ #9-34 de lâIFEX.]